Pierre Ramirez, orthoptiste

Offre de soins
Pierre Ramirez
Pierre Ramirez est orthoptiste au Centre Hospitalier de Béziers depuis 1988.
 
▶ Quel est votre parcours ?
« Je suis arrivé à l’hôpital en tant que vacataire dans le service d’ophtalmologie. A l’époque, je travaillais avec deux chirurgiens ophtalmologistes dans leur cabinet. Ils intervenaient à l’hôpital en parallèle. Je les assistais pour les examens complémentaires et pendant les opérations, rôle qui est désormais tenu par les Infirmier.e.s de Bloc Opératoire Diplômé.e.s d’Etat (IBODE).
Après une première année de médecine qui n’a pas abouti, j’ai découvert ce métier un peu par hasard pendant mon service militaire. J’ai passé le concours et il m’a permis d’être rapidement dans la pratique.
 
▶ Quelles sont vos activités à l'hôpital ?
Cette spécialité de la rééducation des yeux et de la basse vision (dégradation et/ou réduction de l'acuité visuelle) m’amène à travailler en lien étroit avec le médecin ophtalmologiste, seul habilité à poser les diagnostics. Mais je participe fortement aux bilans en évaluant les défaillances visuelles à l’aide d’examens complémentaires.
Même si 80% d'entre nous exercent en libéral, j’aime travailler à l’hôpital car notre activité est diversifiée. Au Centre Hospitalier de Béziers, nous nous occupons principalement des enfants à la consultation d’ophtalmo pédiatrie du Dr JANSSENS, pour le dépistage de l’amblyopie, du strabisme ou autres pathologies. Actuellement il y a aussi une demande pour les troubles dyspraxiques, c’est-à-dire des enfants qui ne parviennent pas à automatiser certaines tâches, mais aussi pour des bilans oculomoteurs dans le cadre de vertiges. De plus différents services de l'hôpital sont demandeurs d’examens.
Grâce à l’obtention de formations complémentaires, notamment les DU « Basse vision » concernant les personnes ayant une mauvaise vision et « Neuro-ophtalmologie » concernant les pathologies oculaires d’origine centrale, je me suis spécialisé autour des maladies neurologiques et des troubles oculomoteurs dans les maladies neurodégénératives.
Si j’interviens principalement au niveau des bilans oculomoteurs, je fais également de la rééducation soit pour la surveillance de l’amblyopie chez les enfants soit pour différents troubles de la vision binoculaire comme les insuffisances de convergence, ce qui consiste à faire travailler les muscles de l’œil ou améliorer un trouble de la vue après un traumatisme quand il y a une vision double, suite à une maladie ou un accident. D’où le surnom de « kiné des yeux ». Une de mes missions consiste aussi à informer le patient sur son traitement orthoptique et répondre à ses questions, ce qu’il n’ose pas toujours faire auprès du médecin.
 
▶ Quelques mots pour décrire ce que vous aimez dans votre métier ?
Ce que j’aime dans mon métier : la diversité des gens que je rencontre et de leurs pathologies. Cela me permet de progresser, de me remettre en question constamment dans ma pratique.